L’huître est un coquillage bivalve filtreur présent sur tout le littoral français à l’état sauvage, mais la plupart des huîtres commercialisées proviennent de l’élevage « ostréiculture. On trouve le plus souvent deux sortes: l’huître creuse( rassostrea gigas) et l’huître plate ou belon (Ostrea edulis), le poids moyen varie entre 50 et 80 gr. Dans les années 60-70 plusieurs épizooties ont décimé les gisements d’huîtres plates sur le littoral français. Les ostréiculteurs se sont alors tournés vers les huîtres creuse. L’huître creuse est de forme allongée et la plate plutôt de forme ronde. Les principaux prédateurs de l’huître sont le bigorneau perceur et l’étoile de mer. L’huître nous apporte environ pour une douzaine 110 kcal et 3% de lipides.
En France, l’appellation des huîtres répond à des critères règlementaires précis[réf. nécessaire]. Le principal critère utilisé est l’indice de remplissage, c’est-à-dire le rapport entre la masse de chair de l’huître et sa masse totale.
Huîtres creuses :
- huîtres fines : huîtres creuses possédant un indice de remplissage compris entre 6,5 et 10,5 ;
- huîtres spéciales : indice supérieur à 10,5 ;
- huîtres fines de claire:[2] huîtres fines affinées au moins 1 mois en claire à une densité de 40 huîtres au m² ;
- huîtres spéciales de claire :huîtres spéciales affinées au moins 4 à 5 mois en claire à une densité de 5 à 10 huîtres au m² ;
Les numéros (n° 0 à 5) correspondent au calibre : plus le numéro est élevé, plus les huîtres sont petites. Ainsi, un colis de 15 kg d’huîtres n° 1 correspond au moins à 108 huîtres, tandis qu’un colis de même poids d’huîtres n° 5 comporte au moins à 360 huîtres
L’huître est très riche en protéines et pauvre en calories (70 kcal / 100 g), en graisses, en cholestérol. C’est un aliment de choix en raison de ses apports nutritifs exceptionnels mais rares dans le reste de l’alimentation.
Elle est connue pour sa teneur record en zinc (6,5 mg / 100 g) et en iode (0,06 mg / 100 g), mais contient aussi un intéressant taux de sélénium (0,06 mg / 100 g), de manganèse (1 mg / 100 g) et de fer (5,8 mg / 100 g). Il faut ajouter à cette liste d’autres oligo-éléments et minéraux tels que le calcium, le magnésium, le potassium, le fluor et le cuivre.
L’huître est naturellement riche en vitamines E, B, D, et dans une moindre mesure en vitamine C (l’apport en vitamine C du jus de citron qui l’accompagne souvent est négligeable). La consommation de l’huître avec le jus de citron a aussi le défaut de détruire presque immédiatement l’essentiel des ressources en vitamine E, contrairement à la consommation nature ou avec le vinaigre souvent préféré au citron par les gourmets (et les nutritionnistes) en raison de son acidité plus faible. Contrairement aux idées reçues, le citron n’a aucun effet sur le niveau sanitaire (il est sans effet sur les éventuelles toxines présentes).
Il est souvent conseillé de ne pas consommer la « première eau » présente dans la coquille à l’ouverture, qui est de toute façon présente en trop grande quantité et contient l’eau d’affinage, parfois un peu de sable désagréable, ou peut être trop salée (dans le cas des huîtres insuffisamment affinées), ou encore contenir un peu de leur eau de lavage (réalisé préalablement à la vente dans une eau légèrement chlorée), ce qui en masque ou dégrade le goût (de plus cette eau a plus de chance de contenir encore les micro-algues vivantes, si leur lavage n’a pas suffi, les toxines produites par ces algues étant à l’origine des désordres digestifs) : une fois ouverte, et vidée de cette eau, l’huître encore vivante exfiltre en une ou deux minutes une eau purifiée suffisante pour apprécier sa consommation et très riche en éléments nutritifs et sels minéraux facilement assimilables.
Les huîtres dites « laiteuses » correspondent à leur période de reproduction (mai à août) et contiennent davantage de glucides. Elles sont tout à fait comestibles, même si leur valeur gustative n’est pas autant appréciée de tous.